Essais

Parutions en livres

A-youl ar Gwent

A-youl ar Gwent (Au gré du vent),

étude complète de Barzhonegoù, recueil des poèmes de Roparz Hemon, des poèmes signés Gawain, et de l’adaptation des Quatrains du poète persan Omar C’hayyam réalisée par Roparz Hemon, Aber 2009.

Cette étude complète, la seule à ce jour, envisage l’ensemble des poèmes de Roparz Hemon. Elle permet une approche globale de l’art et des thèmes de l’auteur. La mise en perspective des différents textes révèle l’enrichissement et l’approfondissement de sa pensée.

A-youl ar Gwent convie à la découverte de l’univers du poète : le vent, la partance, le rêve, la relecture de mythes irlandais, les blessures, la nostalgie de l’exilé, l’érotisme des poèmes signés Gawain, et toujours les angoisses et les interrogations du créateur…

Barzhonegoù : une œuvre ? deux œuvres ? Telle est la question liminaire que pose Pierrette Kermoal au seuil de son ouvrage. Il y eut en effet une première édition de l’ensemble des poèmes de Roparz Hemon en 1943, puis une seconde, réalisée par Al Liamm en 1967, qui reprend la première et y ajoute les poèmes publiés entre les deux dates.

I- Hent ar varzhoniezh (La Voie de la poésie)
Barzhonegoù 1943

  • Les circonstances dans lesquelles paraît le recueil Barzhonegoù
  • Ur framm helavar – Une organisation éloquente
  • Pirc’hirin ar Mor, (Le Pèlerin de la Mer) : qu’est-ce que la poésie ?
  • Ar frailh er voger aour… (La faille dans la muraille d’or) :
    D’ur plac’h yaouank o kutuilh bleunioù da serr-noz (À une jeune fille cueillant des fleurs au crépuscule)
    Marvnad (Elégie)
    Buhez (Vivre)
    Kimiad (L’adieu)
    Al Lestr (Le Navire)
    Listri-noz (Les navires de la nuit)
  • Lazhadenn Unvab Aife (Le meurtre du fils unique d’ Aife) : la responsabilité de l’être humain.
  • Gwarizi Vras Emer (la Grande jalousie d’Emer) : entre l’appel de la terre et l’appel du ciel. Dans ces deux poèmes inspirés de la mythologie irlandaise, Roparz Hemon déconstruit le mythe du héros.
  • Barzhonegoù 1943 : Poésie et Histoire

II – Mouezh un ene gloazet (La Voix d’une âme blessée)
Barzhonegoù 1948-1967

  • L’année 1967.
  • Treize poèmes ajoutés à la première version.
  • « Ha sed ez out un estren ‘barzh da vro… » (« Et voici que tu es un étranger en ton pays… ») : Kanenn evit Deiz an Anaon et Galv ar bezioù (Hymne pour le Jour des Morts et L’appel de tombeaux)
  • Plac’h Askalot (La demoiselle d’Askalot) : en un monde de musique
  • La nostalgie de l’exilé : Porzh (Le Port)
  • L’adieu du poète : Abardaevezh Sul en Hañv – Ar melezour (Après-midi d’un dimanche d’été – Le miroir)
  • Au-delà d’une poésie intimiste

III – Kejadenn lennegel (Rencontre littéraire)
Roparz Hemon – Omar C’hayyam

« Diwar Omar C’hayyam… »
Roparz Hemon propose une adaptation en breton des Quatrains d’Omar C’hayyam , parus en anglais en 1859. Grâce au système de versification adapté du moyen breton, l’auteur parvient à respecter les normes de la strophe persane.
À travers l’analyse qu’elle fait des Quatrains, Pierrette Kermoal met en lumière la parenté de pensée entre le poète persan du 11ème siècle et le créateur de la littérature bretonne moderne, au 20ème siècle.

IV – Kanenn d’ar Garantez (Hymne à L’amour)
gant Gawain

« M’he dije va c’halon ezhomm eus un doue… » (« Si mon cœur désirait un dieu… »)
Sous le pseudonyme de Gawain, Roparz Hemon exprime la sensualité d’un amour vibrant.

ANNEXES

1- Sommaire du recueil Pirc’hirin ar Mor ha barzhonegoù all, Gwalarn 55, 1933
2- Barzhaz Gwalarn, 1934
3- Barzhonegoù 1943 : liste par ordre de parution
4- Poème de Léon Jason, jeune militant breton fusillé, composé la veille de sa mort
5- Exemple du système de versification du moyen-breton (une strophe extraite de Buhez mab-den)


liorzh al lennegezh, Pierrette Kermoal

Liorzh al Lennegezh (Jardin littéraire)

recueil d’essais portant sur la littérature bretonne et des œuvres littéraires étrangères, Aber 2006. On notera en particulier une étude complète du théâtre de Roparz Hemon.

  • Lenn ? (Lire ?)
  • Roparz Hemon, al lavar hag an Istor : Tangi Kerviler (Roparz Hemon, la parole et l’Histoire : Tangi Kerviler)
  • Piv eo Nomenoe ? (Mais qui est Nomenoe ?)
  • An eskemm dic’hallus, pe c’hwitadenn al lavar e-barzh Ar Follez Yaouank, gant Meavenn (Impossibilité de la communication, ou l’échec du langage dans La jeune folle, de Meavenn)
  • Arvezioù eus c’hoariva Roparz Hemon (Le théâtre de Roparz Hemon) ; étude et mise en perspective de l’ensemble des œuvres dramatiques de l’auteur.
  • Ar Pezh Aour ha diac’hinad ar Barzhaz Breizh (La Pièce d’or et le paradoxe du Barzhaz Breizh)
  • Gwalarn : eskoradur ul lavar rez, Ar Follez Yaouank, Mari Vorgan, Ar Pezh Aour – Gwalarn : émergence d’une parole libre et libératrice, Ar Follez Yaouank, Mari Vorgan, Ar Pezh Aour
  • Brassell war Istor Gwalarn (Regard d’ensemble sur l’Histoire de Gwalarn)
  • Gwalarn : an dic’hallus a zeu da wir (Gwalarn : quand l’impossible se réalise)
  • Hag ar surrealouriezh ? (Et le surréalisme ?)
  • Hon lennegezh er bed (Notre littérature dans le monde)
  • Angerzh ar Vretoned vat (L’angoisse des « Bons Bretons »)
  • Index des écrivains
  • Index des oeuvres


Un Ene Tan

Un Ene Tan (Une âme de feu), (prix Per Roy 2003 décerné par l’Association des Ecrivains bretons)

Lors de la remise du prix à Pierrette Kermoal à Nantes le 05 décembre 2003,
Erwan Vallerie s’exprimait ainsi : « Je ne crois pas me tromper en avançant que ce livre est, en langue bretonne, le premier travail exhaustif de critique consacré à un auteur de notre langue. […] Voici donc qu’on nous donne enfin sur l’œuvre romanesque de R. Hemon une analyse critique authentique et non plus seulement une approche polémique (panégyrique ou pamphlet) de ses opinions politiques, de son travail de linguiste, ou de son entreprise de modernisation de la langue. Il était temps de nous rappeler que Roparz Hemon était avant tout un écrivain, et que la moindre des choses était de considérer d’abord ses livres comme des objets littéraires… »

Un Ene Tan : étude de l’ensemble des romans et nouvelles de Roparz Hemon, Preder 2002.

  • Petite chronologie (Adegadur darnel)
  • Préface (Kentskrid)
  • Ar veziadegezh hep an Istor, Le réalisme sans l’Histoire : Nenn Jani
  • An Aotrou Bimbochet e Breizh, Ar Vugale Fall, Ar Marv evit Breizh : hentoù dall ?
    M.Bimbochet en Bretagne, Les vilains enfants, Mourir pour la Bretagne : des impasses ?
  • Degas urzh zo degas ster : brassell war an tri dastumad kevellennoù embannet gant Roparz Hemon : Quand l’ordre des textes est porteur de sens, regard sur les trois recueils de nouvelles de Roparz Hemon: Kleier eured, War ribl an hent, Ho kervel a rin en noz (Les cloches de mariage, Au bord de la route, Je vous appellerai dans la nuit).
  • Rouanez e galon, pe reveulzi e Sant Sulpis : Sa reine de cœur, ou révolution à St Sulpice.
  • Laerezh avel ? Voler du vent ? Al laer avel (Le voleur de vent)
  • Aloubiñ petra ? Envahir, mais quoi ? Tasmant ar vali – An Alouber – An dud dieub (Le fantôme de l’avenue – L’envahisseur – Les hommes libres)
  • Hande ar sorserezed, La chasse aux sorcières : Sibylla – Spered o tont da Jaketa (Sibylle – Comment l’esprit vient à Jaketa)
  • An horolaj na sone ket an eur, L’horloge qui ne sonnait pas l’heure : An horolaj ruz (L’horloge rouge)
  • Mari Vorgan, pe al lavar prizoniet ; Mari Vorgan ou la parole emprisonnée.
  • Eus Mari Vorgan d’Ar pezh aour : trec’h al lavar. De Mari Vorgan à La pièce d’or : triomphe du verbe.
  • An Tri Boulomig kalon aour n’int ket c’hoarielloù evit ar vugale ! Les trois petits bonshommes au cœur d’or ne sont pas des jouets pour les enfants !
  • Poanioù spered an istorour aketus, pe penaos lugañ a-zevri en ur romant an dud a volontez vat : Tangi Kerviler. Les angoisses de l’historien consciencieux, ou comment emberlificoter dans un roman les personnes de bonne volonté : Tangi Kerviler.
  • Eus Gwarizi vras Emer da Vari Vorgan : De Gwarizi vras Emer à Mari Vorgan (reprise de l’essai paru dans Preder en 1967).
  • Gwalarn hag ar vojennouriezh hengeltiek : Youenn Drezen ha Roparz Hemon ; Gwalarn et la mythologie celtique : Youenn Drezen et Roparz Hemon. (Texte paru dans Emsav, réédité dans Al Liamm en 1978).


Eus Gwarizi Vras Emer da vMari Vorgan

Eus Gwarizi Vras Emer da vMari Vorgan (De La Grande Jalousie d’Emer à Mari Vorgan), Preder 1968.

L’étude porte sur deux œuvres importantes de l’auteur : le long poème Gwarizi Vras Emer (1944), qui reprend un épisode du cycle de Kouc’houlin (Cûchoulainn), le héros le plus célèbre de la mythologie irlandaise, et le roman Mari Vorgan, achevé en 1948 et publié en 1962.
Pierrette Kermoal met en lumière la parenté structurelle de ces deux œuvres, écrites à cinq ans d’intervalle. Elle montre encore comment dans le poème, à l’époque où toute l’Europe cherchait Le Sauveur, Roparz Hemon déconstruit le mythe du héros, analyse amorcée déjà dans Lazhadenn unvab Aife, cependant que dans le roman il pose la question du langage, de la prise de parole, du verbe libérateur, thème fondamental de Gwalarn.


En collaboration avec d’autres écrivains :

Dre Lennegezhioù ar bed

Dre Lennegezhioù ar bed (Par les littératures du monde), Aber 2011

Ce recueil collectif propose un vagabondage littéraire, de Bretagne jusqu’ au Japon, en passant par la Hongrie, l’Ukraine, la Grèce, la France, l’Irlande, l’Angleterre, le Québec, Israël, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis…, au gré des rencontres, des coups de cœur, des émotions…

Textes de Pierrette Kermoal :

  • Orinelezh ar Barzhaz-Breizh (La spécificité du Barzhaz Breizh)
  • Ar c’hantolioù a zevo penn-da-benn (Les braises), Sándor Márai
  • Emzivizoù goude un douaradur (Conversations après un enterrement), Yasmina Reza
  • Seizhene Aten (Les sept vies des chats d’Athènes), Takis Theodoropoulos
  • Un tiegezh hag an ozhac’h, Mevel ha matezh : ar bed hervez Ivy Compton-Burnett – A House and its Head, Manservant and Maidservant (Le monde selon Ivy Compton-Burnett)
  • Kevrin en Iwerzhon (Mystère en Irlande), à propos de La pêche au saumon, de Jeannette Haien
  • Gant bevargant dindan va zeod (Du mercure sous la langue), SylvainTrudel
  • Lydia Cassatt o lenn ar gelaouenn veure (Lydia Cassat lisant le journal du matin), Harriet Scott-Chessman
  • An hañvezh kent hañvezh ar garantez, (Dernière saison avant l’amour), Marly Swick
  • Bed argemmus an entremar e kevellennoù Katherine Mansfield (Incertitudes dans le monde changeant des nouvelles de Katherine Mansfield)
  • Ernest Blumenfeld ergerzher an dianav : Karantez trumm gant Aharon Appelfeld (Ernest Blumenfeld, explorateur de l’inconnu : L’amour soudain, de Aharon Appelfeld)


Parutions en revues

Dans la revue Emsav :

  • À propos de Hervelina Geraouell, roman d’ Abeozen, 1976
  • À propos de Nenn Jani, roman de Roparz Hemon, 1975
  • An dour en-dro d’an inizi (L’eau autour des îles), nouvelle de Youenn Drezen, 1975
  • « Ur ger c’hoazh a-zivout Youenn Drezen » (« Encore un mot à propos de Youenn Drezen »), 1975

Dans la revue Aber :

  • Tangi Malmanche
    – « Gant meurdez heson an tonnoù nozel » (« Avec l’écho majestueux des vagues nocturnes »), à propos du son et lumière des Païens, proposé par Strollad ar Vro Bagan, 2015
    – « Hag anaout a rit Malmanche ? » (« Connaissez-vous Malmanche ? »), à propos d’une réprésentation de Gwreg an Toer et Marvailh an Ene Naonek, donnée par Ar Vro Bagan. 2014
    – « Perak Malmanche ? » (« Pourquoi Malmanche ? »), 2014
    – « Tudennoù merc’hed e c’hoariva Tangi Malmanche – I, – II,– III », (« Personnages féminins dans le théâtre de Malmanche – I, – II,– III »), 2014
    – « Bengasaouriezh, e c’hoariva Malmanche ? » (« Misogynie, dans le théâtre de Malmanche ? »), 2013
    – « Kou, Malmanche, hag ar chapelioù », (« Kou, Malmanche, et les chapelles »), 2012
  • La Villemarqué
    « Ha ma lennfemp ar Barzhaz Breizh ? » : An Aotrou Nann hag ar Gorrigan – (« Et si nous lisions le Barzhaz Breizh ? » : Le seigneur Nann et la Fée) 2014
  • Roparz Hemon
    – « Mojenn ha kan a van… », Porzh – (« Légende et chant demeurent », à propos de Porzh), poème de Roparz Hemon, Pierrette Kermoal, 2013
    – « Da saludiñ Roparz Hemon », (« Pour saluer Roparz Hemon »), 2012
  • Abeozen
    Piv eo Argantael ? (Qui est Argantael ?), 2012
  • Aber
    « Mojenn ha kan a van…  » (« Légende et chant demeurent »), ou Aber et l’Histoire, 2012
  • Youenn Drezen
    – « Perak an arz e romant Youenn Drezen ? (Que vient faire l’art dans le roman Itron Varia Garmez de Youenn Drezen ?), 2012
    – « Ma vijemp chomet… » (« Si nous étions restés, lui à Lothei et moi à Pont-L’Abbé… »), 2011
  • Jakez Riou
    « Addizoleiñ hon c’hoariva » (« Redécouvrir notre théâtre ») : Gorsedd Digor, Dogan, Nomenoe-oe !, 2011
  • Meavenn
    « Lennegezh er skingomz »(« Littérature à la radio », à propos des diffusions du théâtre de Meavenn sur Roazhon Breizh), 2001

Autres littératures

Dans la revue Emsav :

  • Alba de Cespedez
    Ar morc’hed (Le remords) : « benevelouriezh hag hollveziadelezh » – « féminisme et universalité », 1976

Dans la revue Aber:

  • Hippolyte Taine
    « Roll diazez ar c’hizhier e diorreadur an denelezh » (« Du rôle fondamental des chats dans le développement de l’humanité »), à propos de Vie et points de vue philosophiques d’un chat, 2015
  • Flann O’Brien
    « Gorsedd Digor en Iwerzhon ? nemet e ve lein an dac’hig ? » (« Gorsedd Digor en Irlande ? à moins que ce ne soit le repas du petit cochon ? »), à propos de Chaokañ mizer (Le Pleure misère), 2014
  • Dan O’Brien
    « Bizoned, kentoc’h eget saout ! » ( « Des bisons, pas des vaches !) », à propos de Les bisons de Broken Heart, 2013.
  • Jacqueline Harpman
    « Amjestregezh Emilienne », penndudenn Traezhenn Oostende (« Ambiguité d’Emilienne », héroïne de La plage d’Ostende), 2010.
  • Vita Sackville-West
    « Kouviadenn, da Bask, ur romant gourzhtrous ? », (« Les Invités de Pâques : un roman subversif ? »), 2010
  • Jón Kalman Stefánsson
    « N’omp ket ganet da vezañ pesketaerion, te ha me » (« Nous ne sommes pas nés pour être des pêcheurs, toi et moi ») : à propos de Entre ciel et terre, 2010
  • Niels Fredrik Dahl
    Enkrez an dic’hoanag : An hañv tremenet (L’Angoisse du désespoir : L’été dernier), 2009

Préfaces

En breton

Itron Varia Garmez

Digoradur
Introduction à Itron Varia Garmez, roman de Youenn Drezen (Aber 2012).

Pierrette Kermoal rappelle l’itinéraire qui mena l’auteur l’auteur de Pont-L’Abbé à Gwalarn. Dans ce roman qui peint la crise de la conserverie dans le pays bigouden dans les années 30, que vient faire l’art ? Peut-il modifier la vie, transformer le monde ? C’est l’une des interrogations essentielles des écrivains de Gwalarn. Paol Tirili, le personnage principal du roman répond : « Quand je travaillais à ma statue, j’étais un homme. »


Laeoù Marie de France

« Marie ai num… »
Présentation de Laeoù (Les lais) de Marie de France (Aber 2011)

Qui était Marie ? Où a-t-elle vécu ? Elle qui reprend avec tant de talent les mythes celtiques dont elle dit avoir eu connaissance auprès des Bretons, connaissait-elle leur langue ?


Gorsedd-Digor

Gorsedd-Digor, oberenn a vremañ (Actualité de Gorsedd-Digor).
Introduction à Gorsedd-Digor (Le Gorsedd est ouvert), pièce de théâtre de Jakez Riou (Aber 2010).

Pierrette Kermoal montre comment ce pamphlet désopilant, qui tourne en ridicule les Druides – et tous les traditionalistes invétérés qui sévissaient en 1928, date de la première publication de la pièce, – s’applique à la perfection à notre temps.


Nomenoe-Oe !

Nomenoe, an tremeniad (Nomenoe, le passant), introduction à Nomenoe-Oe !
Pièce de théâtre majeure de Jakez Riou (Aber 2010).

À Redon, on prépare une grande fête en l’honneur de Nomenoe, vainqueur des Francs à Ballon en 845, et libérateur de la Bretagne.
Mais, tout comme Godot, Nomenoe ne vient pas. Pierrette Kermoal montre dans son introduction comment Jakez Riou déconstruit le mythe de l’homme providentiel. La pièce fut publiée pour la première fois en 1941 à Brest.


Tangi Kerviler

Kentskrid pour Tangi Kerviler de Roparz Hemon (Aber 2007)

Loin d’être un roman historique, Tangi Kerviler pose la question qui est au cœur de l’œuvre de Gwalarn et de Roparz Hemon : qu’est-ce que l’Histoire? Qu’est-ce que créer de l’Histoire ?
Tangi Kerviler est la clef de voûte de l’œuvre de Roparz Hemon.


En français

Les Païens, Tanguy Malmanche

« Les Païens, ou la magie du verbe ».

Préface pour Les Païens de Tanguy Malmanche, Aber 2015

C’est par la force du verbe créateur que deux femmes sans pouvoir, Del l’héritière, et Fant la marginale, vont ébranler le monde figé du village, monde impitoyable où seuls les hommes ont voix au chapitre.


Les Androgynes, Tanguy Malmanche

…et voici que Pierre et Tanguy se rencontrèrent.

Préface pour Les Androgynes, de Tanguy Malmanche, Aber 2015

À travers l’histoire de Pierre Abélard, Malmanche traite de thèmes récurrents dans son œuvre : la sexualité, le péché originel, la nature de l’homme… , l’interprétation du texte biblique qu’il interroge…


La Légende de Saint Tanguy

La Légende de Saint Tanguy – La Maison de Cristal
Deux pièces inédites de Tanguy Malmanche, Aber 2014

Dans son introduction Pierrette Kermoal situe Malmanche dans le processus qui, de La Villemarqué à Gwalarn, conduit à l’élaboration de la littérature bretonne moderne. Précurseur de Gwalarn, Tanguy Malmanche y joue un rôle décisif.
Dans les deux inédits ici réunis, l’auteur use d’un procédé auquel il a souvent recours : à partir de légendes bien connues, ici celles de Saint Tanguy et de Brocéliande, traiter de questions universelles ou de problèmes de son temps.


Pamphlets (publiés dans la revue Aber)

  • Lennegezh ha kegin (Cuisine et littérature), 2012
    À l’intention de tels qui ignorent qu’un terme peut s’utiliser au sens propre, mais aussi au sens figuré. (Par exemple, ‘consistant’ ne s’applique pas uniquement la soupe dans laquelle la cuillère tient debout).
  • Perak ket Jane Birkin ? (Et pourquoi pas Jane Birkin ?), 2009
    À propos de l’attribution du Collier de l’Hermine (la plus haute distinction bretonne), à… Mona Ozouf !
  • Savboent war ‘Orin ar bed’ (an daolenn), (Point de vue sur le tableau ‘L’origine du monde’), 2007
    La femme réduite à un sexe béant, vraiment rien de révolutionnaire !
  • Atoriñ evit tarvañ (Récupérer pour saboter), 2005
    Suite à une « conférence » sur l’usage du breton auprès des enfants, sur les filières bilingues et Diwan, conférence proposée par une doctorante ayant l’ambition d’obtenir un poste à l’UBO : « moins, c’est mieux et plus que beaucoup. » Pierrette Kermoal tourne en dérision la violente diatribe de la « conférencière » contre Diwan.
  • Angerzh ar Vretoned vat (L’angoisse des « bons Bretons »), 2005
    Prouver.
    Prouver que la littérature bretonne est une « vraie » littérature, prouver que l’on n’a rien à se reprocher, prouver que le breton est une « vraie » langue… Mais à quoi bon chercher à prouver, à « démontrer », à des gens qui ne veulent pas qu’on leur « démontre » ?
    Et d’ailleurs, nous n’avons pas à « prouver » !